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Soumettre un mémoire

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Né d’une initiative étudiante, memo! est une plateforme de diffusion des mémoires de DNSEP design graphique. Ce site a pour but de valoriser la recherche étudiante dans le champ du design graphique en France.

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Soumettre un mémoire

Habiter la page

Sarah Lampaert,
ESAL Metz, 2022

« Il y a, en architecture, de grands plans calmes qui sont comme des marges. Il y a, dans un livre, des symétries et des alternances qui sont celles d’une bâtisse ». C’est par cette phrase que l’historien de l’art Henri Focillon conclut la préface de l’ouvrage Le Livre, son architecture, sa technique de Marius Audun. Les édifices et les livres ont des similitudes évidentes dans leur conception : on structure des espaces de vie pour l’habitant et on structure les espaces de lecture pour le lecteur. Gérard Genette, théoricien de littérature, a nommé paratexte les éléments textuels et matériels qui « rendent présent [le texte], pour assurer sa présence au monde, […] sous la forme, aujourd’hui du moins, d’un livre ». Depuis mon point de vue de designer graphique, je m’interroge sur les possibilités qu’a cette structure, ce paratexte, pour guider la lecture et nous placer dans une atmosphère particulière. Le livre est comme un foyer que l’on investit, où l’on vit des expériences, où l’on partage. De la même manière que l’architecte construit un espace qui va être habité, comment construire la page de manière à ce qu’elle soit confortable pour le lecteur ? Avec cet écrit, j’ai souhaité explorer cette question par des récits d’expériences de lecture, de visites architecturales ou encore par des analyses paratextuelles.

Le fruit d'une expérience unique

Laurie Paolin,
ESAD Reims, 2022

S'intéresser à un signe, le sticker de fruit, qui fait tellement partie du quotidien qu'on ne le remarque plus. Du moins, un élément sur lequel on se pose très peu de questions quant à sa fonctionnalité, sa place, sa signification et le reflet qu'il peut avoir sur le monde actuel. Qu'ils se trouvent dans les supermarchés, symboles de la consommation où dans un espace plus restreint de nos foyers, la corbeille de fruits, les stickers de fruits sont de par leur diversité, leur quantité, leur système d'impression industrielle, un mini objet incarnant une hyper-production reliée à une surconsommation. Aussi infime qu'il peut paraître, dû à son échelle, le sticker de fruit en révèle beaucoup sur la mondialisation, le libre-échange des marchandises, notre manière de consommer.

Emulare : Imiter la machine pour mieux la préserver

Erwan Le Rétif,
ENSAD Paris, 2022

Avec le progrès technique et l'évolution de l'informatique depuis le début du XXème siècle, la préservation des machines et de leurs supports devient primordiale. Comme le papier ou d'autres médiums utilisés pour laisser une "trace", les programmes et les machines les interprétant sont voués à l'obsolescence. La numérisation devient la seule option pour les préserver, mais comment relire ces éléments si la machine n'existe plus ? L'émulateur est un logiciel répliquant le comportement d'une machine par du code. Il permet d'imiter le "hardware" (les composants électroniques) de la machine ancienne par le "software" (le code et le logiciel). Donc une machine qui imite une machine. Bien que les codes anciens puissent être réinterprétés de cette façon, la copie ne sera jamais exactement parfaite. Quels sont les avantages et les limites de cette technique ? Imiter, est-ce forcément égaler ? Par la présentation d'exemples d'applications de l'émulation sur l'art et la création graphique et d'entretiens avec des développeurs, designers graphiques et bénévoles, nous pouvons dresser un constat de l'état actuel de la préservation du patrimoine numérique.

Matérialiser l'intangible

Adrien Bisecco,
ESAD Orléans, 2022

La recherche scientifique devient de plus en plus complexe et le grand public semble s’en désintéresser. Est-ce-que la réalité augmentée peut devenir un espace de frictions entre la recherche scientifique, le récit et les images ? En faisant dialoguer surfaces imprimés et des espaces virtuels il apparaît alors possible de faire dialoguer d’un côté une science qui peut alors trouver des mode de narration et de l’autre le design graphique, qui voit ses modes de création bouleversés par le dialogue qui s’opère entre le sujet: la recherche scientifique et le médium porteur du message destiné au public.

Horizons graphiques — entre réel et virtuel

Antoine Damay,
ESAC Cambrai, 2022

Horizons graphiques — entre réel et virtuel, est un mémoire qui interroge la pratique des graphistes aujourd’hui à l’aune d’une nouvelle forme qui semble émerger ces dernières années, celle de la réalité mixte. Cette dernière associe différents savoir-faire des graphistes, combinant techniques artisanales et numériques, monde physique et réalité virtuelle, formant ainsi un nouvel environnement d’expérimentations et de travail.

Police d'État et logo de mairie

Jeanne Saliou,
ENSAD Paris, 2022

Si les territoires n'ont en théorie rien à vendre, alors pourquoi ont-ils des logos comme les entreprises privées ? A quel moment sommes nous passés des blasons aux logos des mairie ? Depuis quand l'État Français à t-il une typographie dédiée ? Qu'est ce qu'un ou une graphiste, un ou une typographe, au service d'un territoire ? Quelles considérations éthiques, quels rapprochements du monde de l'institution publique avec le monde de l'entreprise ? Qu'est ce que le branding territorial, qu'est ce que le droit à la ville ? En me concentrant sur le paysage graphique français, j'amorce un état des lieux de la communication municipale, territoriale, et nationale, et j'essaye d'envisager le devenir de cette dernière.

Demoscene & Warez art; Comment les communautés de pirates et du téléchargement illégal se sont-elles emparées du design graphique numérique ?

Grégoire Gamichon,
ESAD Reims, 2022

Le design graphique sur ordinateur ne date pas d’hier mais n’a pourtant pas toujours été aussi évident. Avant les logiciels de conception que nous connaissons, avant la suite Adobe et avant même l’image numérique, des pirates se sont mis en tête de faire fi des limitations de la machine et ont créé un véritable langage graphique qui perdure encore aujourd’hui. Des tréfonds des BBS du siècle dernier à l’Internet de 2021, cette esthétique continue d’exister dans les réseaux interlopes, et a encore beaucoup à nous dire.

Surfaces sensibles

Audrey Gonnet,
ESAL Metz, 2022

Mon objectif est d’étudier les rapports qui existent entre cet espace si commun qu’est la rue et le graphisme. J'ai tenté de créer des liens sensibles entre le paysage rural duquel je viens et le paysage urbain. La rue a une matière que j'ai touché, manipulé, pour construire un chemin à travers ses outils de communication et ses mouvements.

Sismo-graphiste, pratiques du graphisme en action dans l'espace public et les institutions d'art

Léa Chemarin,
HEAR Strasbourg, 2022

Entre 2012 et 2014, au Havre, d’étranges signes sont tracés au sol : formes, lignes, mots et phrases sont dessinés au blanc de Meudon sur les places de la ville, micro et méga graphisme se déploient sur les trottoirs, le long des rues, sur des petits cailloux comme sur des voitures. Benoît Bonnemaison-Fitte, Marion Pinaffo, Fred Fivaz et Vincent Tuset-Anrès sont les auteurices de cette Rumeur Graphique qui interroge les habitant·es et annonce peu à peu la réouverture du Volcan après sa longue fermeture pour rénovation, bâtiment phare au centre de la ville imaginé par Oscar Niemeyer. Comment nommer ce type d’intervention graphique ? En portant une réflexion sur une sélection de pratiques graphiques que je qualifie de "directes" et "en direct", ce texte tente d'analyser comment et à quoi travaillent celles et ceux qui placent le mouvement, le "geste attentionné", la présence, la performance, au centre de leur pratique.

Paysages Linguistiques & Typographie - Le cas des panneaux bilingues français-bretons

Killian Maguet,
ESAC Cambrai, 2022

Paysage Linguistique et Typographie - Le cas des panneaux bilingues français-bretons, est un mémoire qui interroge la pratique des graphistes autour de l'harmonisation typographique À l'heure actuelle où les références typographiques sont bouleversées par un double mouvement contraire de mondialisation et de revendication locales fortes, les graphistes sont de plus en plus amenés à se confronter à la diversité des systèmes d'écriture au sein de leurs créations. Face à l'édition d'objets en plusieurs langues et aux espaces urbains mixtes, est il utile de créer de nouveaux caractères typographiques dans le contexte de paysages multilingues ou faut-il uniquement réajuster l'existant ?

Le festival comme médium de démocratisation du design graphique ou faire communauté à l’heure de la digitalisation de l’événementiel

Clément Grison,
ESAD Amiens, 2022

La société actuelle évolue drastiquement vers la digitalisation de l’événementiel et des liens sociaux entre les communautés, que ce soit par l’évolution des technologies numériques ou la crise sanitaire qui accentue la distanciation physique. Comment s’adapte les festivals de design graphique face à ce phénomène ? A la suite d’un cheminement personnel, de plusieurs années, vers la compréhension des enjeux de la culture et de l’événementiel dans le domaine du design graphique, ce mémoire répond à mes questionnements par une transmission d’expérience de personnes rencontrer, mais aussi par mes connaissances et vécu personnel acquit au travers des festivals. Cet écrit s’articule autour de trois parties, explorant des exemples concrets d’expositions, de conférences, de concours et d’événements pour comprendre le rôle du festival dans la démocratisation du design graphique. Dans un premier temps, nous étudierons la création des festivals au sein de l’histoire du graphisme, et l’évolution du Festival International de l’Affiche et du Graphisme de Chaumont au travers de ces directeurs. Ensuite, nous le décomposerons de ses événements, pour comprendre son fonctionnement, l’influence de chaque composant dans la communauté professionnelle et son impact culturel au sein de sa commune et de sa région. Finalement, nous observeront l’adaptation des événements culturel face à la crise sanitaire, que ce soit par la numérisation des événements ou justement le contact physique du festival.

Voies à sens multiples - une alternative de l'espace public urbain

Céline Bourget,
isdaT Toulouse, 2022

L’aménagement de nos espaces publics urbains relèvent principalement d’écrits superposés, accumulés qui ont différentes fonctions que ce soit directionnels, informatifs, ou publicitaires. Ils marquent, traversent, organisent, balisent et créaient finalement ce flux de regards et de mouvements uniques. À travers des cas de travaux variés et des études de terrain, il s’agira d’étudier comment le graphisme peut accompagner une envie collective de réappropriation, réhabilitation et de déplacements alternatifs dans nos espaces publics urbains quotidiens.

Le col, la caisse et le plateau. Des alternatives mobiles de diffusion et de conception éditoriale du·de la colporteur·euse à la librairie itinérante.

Nina Basson,
isdaT Toulouse, 2022

Dans cet écrit, des fils sont tirés entre la mise en circulation de micro-édition aujourd’hui et le colportage littéraire en zone rurale au XVIIe et en zone urbaine pré-révolution française au XVIIIe siècle. La recherche de ces codes qui perdurent depuis le XVIIe siècle se base sur plusieurs situations, allant des principes éducation populaire que partagent le colportage de livre en zone rurale au XVIIe siècle et les librairies mobiles actuelles qui se déplacent dans les villages reculés de France ; d’émancipation politique — le colportage d’écrits qui a fait de la rue un espace politique anti-monarchique à l’aube de la révolution française et les infokiosques qui, aujourd’hui, mettent à disposition du contenu engagé et libre de droit dans des contextes de luttes d’extrême gauche ; ou encore, à travers toutes ces époques, comment et pourquoi l’édition alternative et les structures qui la diffusent cherchent à prendre des chemins de traverse pour sortir de l’industrie du livre, sortir de la pensée unique du marché éditorial. Que ce soit donc dans les sujets abordés par les ouvrages ou par leurs contextes de production et enfin par leur contextes de diffusions qui peut parfois se rapprocher des pratiques de colportage.

Faire avec, des manières de faire ensemble, avec ses pairs, avec d'autres

Noëlie Dayma,
isdaT Toulouse, 2022

Dans la réalisation de projets, les designers travaillent au sein d'une grande et complexe variété de contextes et auprès de nombreuxses acteurices. Même si le « Faire avec » est une dimension déjà naturellement présente dans le métier de graphiste, il est possible de redessiner le périmètre attendu de ces relations avec ses pairs en y incluant des présences plus atypiques. Des relations avec commanditaires, client•e•s, proches, ami•e•s, publics, paticipant•e•s ... sont autant de façons d'imaginer une pratique du graphisme autour du terme « ensemble ». J'envisage comme une quête, tout au long de ce mémoire, le fait d'identifier et de regarder cet écosystème de pratiques collectives proposant des manières variées de faire ensemble, avec ses pairs, avec d'autres.

une étoile sur mon bureau, une fleur sur une page, des sourires dans mes messages

Coralie Dubreuil,
isdaT Toulouse, 2022

"Il est 10h27, je m’installe à mon bureau. Face à moi sur le mur, des posters, quelques post-it : des listes de choses à faire, des rappels. Sur mon bureau c’est un peu le bazar, il y a des feuilles qui trainent, certaines en boule, prêtes pour la poubelle, d’autres sont rangées dans mon classeur. Il y a aussi des crayons, des ciseaux, mon cahier, des dessins dans un coin, ma tasse à café, et ma petite lampe de bureau, toute jaune. J’ouvre mon ordinateur, mon autre bureau apparaît, tout bleu : pas de fond d’écran, ici cela me déconcentre je crois. Il y a 18 dossiers, certains sont regroupés par thèmes et d’autres un peu seul, au milieu, des fichiers mal-nommés qui trainent, et quelques images. Il y a aussi quelques aides-mémoires avec des listes de choses à faire et à penser. C’est le bazar ici aussi car j’écris un mémoire. Dans ma barre d’outils, la corbeille est remplie, et 4 fenêtres de mon bloc-note sont ouvertes. Une dizaine d’onglets sur mon navigateur ne laissent voir que leurs petits favicons divers et variés. Message : "Moi je suis chaud pour un petit resto mardi soir, histoire de fêter la fin de mon stage", c’est la fête, je note dans mon calendrier, et j’envoie un pouce en l’air tout en restant stoïque devant mon téléphone. J’enregistre, je glisse mon fichier texte en cours dans mon dossier MÉMOIRE, orné d’une icône « texte en feu » et je ferme mon ordinateur pour aller me faire à manger." Ce mémoire tente une traversé de l’histoire de l’informatique, d’internet et de nos usages de ces derniers à travers l’analyse des petits dessins que l'on y trouve : des icônes pour comprendre, converser, s’approprier, se montrer.

Paysage graphique du rap en France

Laura Rodière,
isdaT Toulouse, 2022

À travers une analyse historique, sociologique et formelle des pochettes de vinyles, CD et mixtapes de rap français des années 90, ce mémoire décrypte quelles en étaient les influences, les origines, les inspirations, et qui étaient les acteurs à l'origine de la naissance d'un nouveau genre autant musical que visuel qui révolutionna les manières de faire du son.

Aller voir

Melina Makhlouf,
isdaT Toulouse, 2022

ALLER VOIR - Des dos de gilets jaunes, en passant par l'histoire des plats traditionnels d'Abidjan, qui sont ces graphistes qui décident de sortir de l'atelier pour partir à la rencontre d'autres cultures, d'autres peuples ? Quels attitudes peuvent-ils aborder face à leur sujets ? Comment travaillent-ils, et quels sont les enjeux de leurs documentaires ? Cet écrit se veut comme une analyse de pratiques éditoriales contemporaines, impliquant pour le graphiste un travail de terrain, avec une récupération et/ou une production d'images sur place et sur un sujet particulier, avec toujours une volonté de - faire documentaire.

Let's talk graphically about sex

Anke Renaud,
EESAB Rennes, 2022

Avec un regard de graphiste, j’ai analysé des outils pédagogiques de la sexualité. A l’aide d’un petit rappel historique, nous comprenons la difficulté qu’ont eue les institutions à promouvoir ce sujet tabou dans notre société. En premier lieu, j’ai analysé des objets éditoriaux et des planches anatomiques dans lesquelles j’ai constaté des lacunes de contenus et une diversité des techniques de représentation. En effet, la sémantique utilisée est binaire,hétérosexuelle et cisgenre. La pénétration pénis/vagin pour la reproduction est l’image la plus communiquée. L’identité, l’attirance sexuelle et les pratiques hédoniques ne sont pas évoquées dans les documents les plus visibles et commercialisés. En second lieu, mon corpus se restreint en une série de brochure et de planches anatomiques qui présentent une vision inclusive et positive de la sexualité. J’analyse les modes de représentations, les techniques graphiques employées et la cohérence des contenus. Finalement, de graphismes éclectiques et lacunaires, les objets ont évolué vers plus de clarté et de choix réfléchis.Dans les objets les plus récents, il apparait une volonté d’égaliser le volume des contenus vers plus de parité et d’inclusivité de tous types de corps. Au terme de ce travail, nous comprenons la place importante des choix graphiques en relation avec le discours du document.

Deep learning génération d'image et photographie

Félix Jely,
HEAR Strasbourg, 2022

Le mémoire questionne l’usage des intelligences artificielles, plus précisément des algorithmes de deep learning dans la génération d’image. Il dresse un parallèle entre son intégration dans des pratiques plastiques avec l’apparition de la photographie. Qui est finalement l’auteur ? Qu’est-ce que renvoie l’imaginaire de la boite noire ? Puis il tente de produire une typologie des générations de décomposer ce qu’il est possible de faire avec ces algorithmes et comment les artistes arrivent à s’en servir, à détourner les fonctions de ces programmes.

Éditer ensemble : renouveler l’organisation technique et sociale de la chaîne éditoriale

Morgane Velut,
ESAD Pyrénées / Pau, 2021

Ce mémoire, retraçant les origines de l'édition à plusieurs, a été réalisé entièrement avec le langage du CSS Print. Il est imprimable à la demande depuis le site: morganevelut.fr/editer-ensemble/ sur Google Chrome.

When domenica comes

Guillaume Berneau,
isdaT Toulouse, 2019

En France, les supporteurs Ultras, qui ont à plusieurs reprises été l’objet d’études sociologiques, souffrent d’une mauvaise réputation auprès du grand public. Les médias s’attachant plus particulièrement aux débordements qu’ils peuvent occasionner n’aident pas les Ultras à se détacher de leur mauvaise image. Pourtant, aujourd’hui en France, les débordements liés à ce type de supporteurs sont rares. Une fois que l’on s’intéresse à ce phénomène, on comprend que, bien qu’ils soient excessifs, les Ultras ne peuvent pas être réduits au stéréotype qui veut qu’ils ne soient que des supporteurs violents, voire racistes. Le mouvement Ultras est avant-tout l’histoire d’une jeunesse citadine qui trouve dans les gradins un espace de liberté et d’expression. Si le stade est l’espace privilégié des productions graphiques des groupes Ultras, nous verrons comment une identité visuelle commune, en France et plus largement en Europe, semble être le résultat d’une histoire qu’il faut étudier au-delà des tribunes. En effet, on devine que les symboles, images et lettrages ne sont pas utilisés par les Ultras sans raison, et que c’est hors du football qu’il faudra chercher, football dont on ne parlera d’ailleurs pratiquement pas ici.

La transmission du féminisme aux femmes

Juliette Tétard,
ESAD Amiens, 2021

Le féminisme m'a ouverte à des questions engagées de société, d'écologie, de sociologie. La figure de Xavière Gauthier s'est imposée au fil de mes recherches comme celle d'un mentor, engagée à donner la parole aux femmes, à travers différentes pratiques d'écritures traitant d'un grand nombre de sujets actuels. Comment le travail de cette autrice continue d'influencer les femmes d'aujourd'hui ? Ce mémoire est le résultat de plusieurs phases de travail. Il est introduit par les mots de Xavière Gauthier, se présentant au fil de ses différentes pratiques d'écriture. Suit le récit de notre entretien, un échange qui s'est déroulé chez elle, en face à face. La deuxième partie de ce mémoire est structurée par toutes les notions importantes que j'ai extraites de son travail, montrant la pluralité de son champ d'action. Mais également, cette partie questionne la transmission intergénérationnelle et invoque d'autres références clés constituant ma réflexion et ma parole militante autour de ces thèmes qui nous concernent tous•tes.

Je dois vous dire pour vous expliquer pourquoi ça ne va pas de soi de dire

Lucie Sahuquet,
ESAD Orléans, 2021

Je ne corrige pas mes fautes d'orthographe pour militer contre la discrimination des erreurs. Moi je m'interesse à l'insécurité linguistique et à la discrimination faites aux gens qui ne sont pas maître de la langue. Parce que quand on parle « mal », qu'on écrit comme on parle, qu'on fait des « fautes » d'orthographe, qu'on ne connait pas un mot, on est considéré comme con. Dire qu'un truc est « mal dit » qu'un texte est « mal écrit », avec des « fautes » d'orthographe fait que ce que dis la personne est amoindri, car on lui coupe littéralement la parole pour exposer ses erreurs. C'est discriminant. Rabaisser un parler revient à rabaisser son propos. Parce qu'après on est stigmatisé sur ce qu'on va dire. Et que du coup les gens se sentent con, car on leur explique depuis l'école que comme ils parlent c'est pas bien. Ils sont donc amener à ne plus oser parler, à penser que ce qu'ils disent, et donc ce qu'ils pensent, est con. Du coup c'est que tu es inintéressant et pas très intelligent. Que si c'est mal dis, alors ce qui est dit est mal réfléchis. Le problème est que cette violence symbolique qui est faite ça empêche de pouvoir se battre, de pouvoir agir, de pouvoir s'exprimer politiquement, de pouvoir être perçu comme ayant une réflexion intéressante. Ca contraint à se considéré bête et à être considéré comme bête. On n'a pas la place, ni le droit à aucune revendication. Dans ce mémoire on va essayer de comprendre le rôle de la langue dans les rapports de force sociaux. Puis l'impact social que ça a et le rapport à la politique. Et enfin les différentes possibilité d'action à travers des projets de plasticien et designer. Dans un objectif de voir comment arriver à une démocratie de la parole.

Don't be evil

Alice Ricci,
HEAR Strasbourg, 2021

Une interface, c’est tout ce qu’il y a entre et qui permet d’échanger. Les interfaces humain·e machine, c’est donc tout ce qu’il y a entre nous, les humain·es, et les machines. Il s’agit donc à la fois d’éléments physiques, comme un clavier ou un écran, d’éléments graphiques, comme une fenêtre d’ordinateur ou un curseur, mais aussi d’éléments invisibles à l’utilisateur·rice comme un algorithme ou une base de données. Qui sont celleux qui fabriquent ces interfaces, pour qui iels le font, et dans quels contextes ont-elles été produites ? Ce mémoire a été construit comme une revue avec une approche thématique : il est composé de trois articles et une étude de cas. Chaque article aborde une période, un enjeu ou un aspect différent de l’évolution des interfaces. Il s’agit de remettre en question et dénaturaliser des choses qui paraissent évidentes dans leurs usages.

L'autoroute parallèle

Manon Raupp,
isdaT Toulouse, 2016

Jouer avec les images des autres

Margot Pietri,
ESAD Reims, 2020

Recherche autour de formes éditoriales, présentant une réutilisation de ce que l'on peut appeler «images des autres ». À travers l'étude du travail artistique et graphique de ces éditions, la recherche évolue vers la relation qu'entretiennent les artistes avec le graphisme de la scène éditoriale contemporaine. Une façon détournée de questionner la frontière entre l'artiste et le graphiste aujourd'hui.

Le Guide, (des guides). Les guides de voyages créateurs d'itinéraires

Aurore Patrolin,
ESAD Pyrénées / Pau, 2021

Le Guide, des guides a pour sujet les guides de voyages papiers. À la fois un historique, une analyse de fond et des formes graphiques des guides mais aussi une réflexion sur leur rapport à l'espace, au territoire. Avec en annexe un recueil d'entretiens de designers et d'auteurs de guides menés lors de mes recherches.

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,/ Et les mots pour le dire arrivent aisément »

Charlie Patrascu,
ESAD Pyrénées / Pau, 2021

Lorsque j'y réfléchis, le langage a toujours occupé une place très importante dans ma vie : dès ma plus tendre enfance, les hiéroglyphes égyptiens ainsi que les sinogrammes chinois me passionnaient. Comme si dès le départ, il y avait une fascination inconsciente pour les différentes langues et formes d'écritures. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai toujours voulu savoir bien écrire et maîtriser notre langue sans jamais y être arrivé, du moins au niveau que je convoitais. J'entretiens une relation difficile avec la langue, c'est un peu comme un « je t'aime, moi non plus », car au delà du fait que la langue et l'écriture m'intéressent énormément, depuis longtemps, et sont maintenant au centre de mes préoccupations, elles restent un problème pour moi. Si j'ai trouvé dans mon écriture plastique une manière personnelle d'exprimer mon rapport avec elles, le mémoire m'a à nouveau confronté directement aux mots sans que je ne puisse leur échapper. À travers différentes références, de la littérature aux arts plastiques, en passant par la linguistique, le cinéma et même le jeu vidéo, j'explore dans ce mémoire des problématiques tournant autour de la langue et de l'écriture.

Défaut et singularité dans la création de caractères typographiques

Lola Lou Li,
ESAM Caen, 2020

Entourés par une multitude d'outils de production et de reproduction, nous sommes submergés de choix. Le développement des logiciels et l'accès au code source nous ont élargi le champ des possibles. La démocratisation des outils techniques a permis à l'utilisateur de s'y familiariser, se les approprier et d'en créer de nouveaux. Dans ce contexte d'abondance de moyen, ce travail propose d'interroger la relation corrélative entre le designer et l’outil. Je me suis alors intéressée au cas des typographes. En tant que dessinateurs de caractères, ils sont quotidiennement confrontés aux outils qu'ils utilisent, que ce soit dans le dessin manuel, la vectorisation ou bien la reproduction et la distribution. Leurs choix déterminent de façon intrinsèque l'aspect formel qu'aura leurs lettres, chaque geste est donc pensé en fonction du résultat souhaité. Certains designers valorisent les caractéristiques déterminées par l'outil qu'ils utilisent, lorsque d'autres ne les intègrent pas dans leur réflexion. Les outils de production et de reproduction sont donc moteurs de créativité évidente. Cependant, le dessinateur de caractères est confronté dans chaque technique à des contraintes, qui le poussent à les contourner voir les surmonter. Le typographe doit s'adapter, valoriser les défauts et/ou bien les solutionner.

Les objets · maman · les déchets · le travail

Mathilde Godard,
ESAL Metz, 2021

Ce mémoire est un ensemble de textes sur des sujets, anecdotes, choses vues, lues ou entendues qui sont liées aux objets. Il aborde également notre consommation d'objets, le travail, l'argent, les déchets, les rapports que nous entretenons avec les objets, comment on se positionne dans la société et comment passer de l'enfance à l'âge adulte.

La réalité virtuelle au service de la médecine

Léa Gastaldi,
ESAD Reims, 2020

Ce mémoire propose à travers des rencontres réelles ou fictives, une étude technique sur la réalité virtuelle et de son application dans le domaine médical. Le corps de l'utilisateur n'est plus face à un écran délimité dans un espace réel, mais il s'incorpore à l'image numérique. Cette immersion joue sur nos sens en proposant un autre champ perceptif. Ce conflit sensoriel déjoue les douleurs physiques des grands brulés éprouvés lors de leurs changements de pansements.

Gros bisous de...

Marie Foulatier,
ESAD Pyrénées / Pau, 2021

Aujourd'hui, on n'envoie plus de cartes postales uniquement pour leurs visuels, on l'envoie pour l'intention qu'elle représente. Les grands-parents sont toujours contents de voir qu'on pense à eux, même loin et entouré de nouveaux paysages, les amis sont heureux de savoir qu'ils n'ont pas eu la chance de partir avec nous, et n'importe quel proche est ravi de trouver autre chose dans sa boite aux lettres que des enveloppes blanches ou marrons kraft. Un beau paysage au milieu du quotidien fait toujours voyager, surtout matérialisé sur papier. Mais envoie-t-on toujours un « beau paysage »? L'histoire de la relation entre carte postale et représentation du territoire s'est un peu fait oublié avec le temps et l'utilisation que l'on a aujourd'hui des cartes postale et des visuels qu'elles transportent.

WYSINWYG

Éléonore Fines,
ESAD Orléans, 2021

La typographie, élément déterminant de la création visuelle et du design graphique aujourd'hui, est étymologiquement composée de « type » qui signifie « empreinte » et de « graphie » qui signifie « écriture ». Elle évolue conjointement avec l'émergence de l'imprimerie et est aujourd'hui un médium suscitant de multiples questions, proposant dans le contexte du numérique de nouvelles formes, souvent engagées et porteuses de revendications multiples. S'inscrivant modestement dans cette voie, mon projet tente de questionner ce médium autant dans le fond qu'il sollicite que dans ses formes, les rendant interdépendants quant au message à communiquer. L'objectif est de s'ancrer dans le monde occidental qui nous entoure en 2021, et d'en identifier les enjeux selon la problématique suivante : comment la typographie peut-elle agir en tant qu'arme de lutte contemporaine ? Dans un premier temps, il s'agira de définir le contexte contemporain et de le préciser par rapport aux enjeux ciblés, à savoir ceux de la numérisation du monde et de ses influences sur les libertés individuelles. Ensuite, il sera question d'analyser la relation entre la typographie et le pouvoir dans un cadre politique et idéologique, en partant de la naissance de l'écriture vers les débuts du code informatique. Enfin, la posture du designer graphique sera interrogée face aux enjeux des luttes actuelles d'ordre citoyen et démocratique.

L'espace des signes, matérialité du langage

Tony Durand,
ESADHaR Rouen, 2018

Je propose de distinguer dans le langage trois états de matière : - un état gazeux qui renverrait à la pensée, aux idées encore confuses, en train de chercher leur forme - un état liquide, qui correspondrait à l'oralité, à la parole fluide et coulante - un état solide, qui regrouperait les différentes formes de l'écriture et de systèmes de signes visuels. Parmi ces signes, les caractères typographiques, en tant que forme élaborée d'écriture, pourraient être considérés comme le résultat d'un processus de cristallisation du langage : par leur beauté et leur variété de formes, les lettres évoquent la richesse et l'inventivité du monde minéral, qui cristallise en formes précieuses et pures. Posées sur le papier ou dans l'espace qui nous environne, elles constituent autant de joyaux issus de la lente transformation de la matière langagière. C'est à ce dernier état de matière que mon mémoire s'intéresse particulièrement, en envisageant quelques cas qui illustrent la manière dont cette cristallisation s'effectue pour former un message et aboutir à un phénomène tangible, matériellement observable.

« Bande Passante »

Léa Chaumel,
isdaT Toulouse, 2021

La bande dessinée fait partie de ma vie depuis aussi longtemps que remontent mes souvenirs. Lorsque j’ai été en âge de surfer seule sur internet, ma lecture de ces bandes dessinées s’est elle aussi orientée vers le web, que cela soit sous la forme de blog BD ou de Webcomics, je les consultais tout les jours sans faute. Aujourd’hui alors que je commence ma propre pratique de la bande dessinée, c’est vers Instagram (comme beaucoup de mes auteur.ice.s favori.tes) que je me suis tournée. J’ai voulu explorer les différentes formes que ces bandes dessinée peuvent prendre sur ces nouvelles plateformes, comment celles-ci s’adaptent à ces supports. Les liens et différences entre la bande dessinée papier et digitale, l’impact d’un public présent pour la première fois lors du processus de création, et son influence sur les auteur.ice.s. Comment ces plateformes ont fait évoluer la bande dessinée et comment elles continuent de la transformer aujourd’hui. J’ai effectué la majorité de mes recherches sur mon compte Instagram @bande.passante, ce compte m’a servi pour ma prise de note mais aussi pour tenter d’infiltrer en tant qu’autrice le monde de la bande dessinée sur internet.

Le musée au bout des doigts

Clémentine Campredon,
isdaT Toulouse, 2020

Le musée au bout des doigts » est un mémoire qui pose un regard sur les différents types de médiation mis en œuvre par les musées pour donner accès à leur collection au public déficient visuel. Afin d’en saisir les enjeux et nous demander si les moyens mis en place pour « faire voir » une œuvre permettent d’avoir une expérience esthétique.

Les plaques à trous

Estelle Brossard,
isdaT Toulouse, 2021

Les poncifs, gabarits, normographes, trace-lettres, trace-formes ou pochoirs offrent des possibilités de reproduction, transmission, d'appropriation et de jeux avec les formes qu'ils diffusent. Manipulés depuis la Renaissance dans l'usage de la peinture de fresques, ils ont su s'adapter et répondre aux évolutions des techniques et des besoins, qu'ils soient artisanaux, industriels, pédagogiques ou dans le domaine du design graphique. Les plaques à trous dans leurs conceptions se confrontent à des pratiques, des normes, des habitudes, des manières de faire, c'est à dire tout une somme de facteurs qui font partie du processus de création sans forcément y apparaitre explicitement. La multiplicité des approches possibles des plaques à trous entre manipulation, jeu et appropriation, collectives ou personnelles, invitent à penser la frontière entre le dessin de lettre et le dessin figuratif, à différentes échelles du mur à la page, du plan au volume.

Je lis, je monte, j'édite : j'écris.

Andréa Bouin,
isdaT Toulouse, 2021

Ces dernières années, une réelle obsession a fait que je me suis prise d’affection pour un certain genre de livre. Un genre que moi-même, j’avais du mal à définir. Je parlais alors d’une certaine sensibilité éditoriale. Mais je me suis rapidement retrouvé en difficulté pour écrire à ce sujet. J’ai donc choisi, dans un premier temps de m’appuyer sur les textes d’Ulises Carrión présent dans "Quant aux livres", car en effet, je me suis rendu compte que beaucoup de passages de ces textes racontaient ce que j’essayais de dire, d’autres textes l’explicitait aussi si j’y apportais quelques modifications. C’est comme cela que j’ai commencé à rayer/modifier des textes, et c’est devenu ma méthode d’écriture pour ce mémoire. À travers cette méthode, j’y vois une tentative de réponse à mes propres problématiques formelles.

Shhh Crac Boum

Camille Blandin,
isdaT Toulouse, 2020

La bande dessinée, par définition physique, est silencieuse, puisqu'imprimée sur papier. Aucune bande son audible ne vient la soutenir, comme c'est le cas du cinéma par exemple. Pourtant, elle raconte des histoires qui parlent, crient, murmurent, se taisent, grondent, chantent, explosent, bourdonnent, crissent, résonnent, soufflent, vrombissent... Couchée sur des pages blanches, la bande dessinée a dû se créer sa propre bande son, avec les moyens dont elle dispose. C'est un processus qui a mis des années à se développer, et qui est loin d'être terminé. Comment exprimer, avec un crayon et une feuille de papier, ou plus récemment une tablette graphique et un ordinateur, que la voiture démarre, que son moteur se met à tourner, sans pour autant se permettre de l'écrire mot pour mot ? La question sonore a dû se poser dès que la bande dessinée est apparue.

Idiome

Camille Bauer,
ESAL Metz, 2020

À travers ce mémoire, je propose un corpus d'œuvres dans le but de constituer un terrain commun d'expérimentations et de communication pour tous les usagers (voyants, non-voyants, non-entendants), pour en comparer les différentes expériences sensibles. Outre la mienne, je présente également celle de différents interlocuteurs qui ont souhaité me faire part de leur expérience. Mon travail de recherche aspire à utiliser différents systèmes de langage comme outil pour créer des formes graphiques, mais également comme outil qui rassemble différentes communautés, et qui fait appel à la sensorialité.

Analogies Telluriques

Élisa Barbier,
ESADHaR Rouen, 2021

Mon mémoire constitue une tentative d'approcher de près l'intérêt universel et transgénérationnel de l'Humanité à l'égard des gemmes, et d'identifier la singularité des regards portés sur ce sujet par plusieurs designers contemporains. Dans quelles mesures les gemmes façonnent-elles notre rapport au monde et au design ? De quelles manières peuvent-elles contribuer à penser et pratiquer le design ? Peut-on adopter une vision dialectique et pragmatique des cristaux ? De l'évident au complexe, les pierres précieuses sont observées : origines, histoire de la classification minéralogique, soins thérapeutiques, couleurs et mathématique de la structure cristalline précèdent l'étude des approches de Roger Caillois, Bruno Munari et Joseph Müller-Brockmann. Tous trois intimes du design et de l'art, ils projettent l'image des pierres ou en déduisent des concepts de création fondateurs de visions originales.

#Pipelettes

Morgane Alavès,
isdaT Toulouse, 2019

Marketing de l’engagement, stratégies commerciales et militantes

Lucie Elmaleh,
isdaT Toulouse, 2020

Les stratégies marketings de l'industrie laitière font appel depuis des décennies à un panel d'images et de stéréotypes divers pour construire un imaginaire du lait aujourd'hui bien ancré dans les esprits. Le but de ce mémoire est de comprendre ces images, leurs origines et l'évolution des représentations en tant que reflet des préoccupations sociétales. Comprendre ses stratégies marketings, c'est pouvoir faire des achats conscients à une époque où notre consommation peut être un choix politique à part entière et possède un vrai impact sur la société. L'industrie laitière utilise aujourd'hui une esthétique militante à des fins commerciales. Ce mémoire regarde également comment les militants s'adaptent à cette récupération de leur esthétique.

Dysposer les images. Dispositifs polymorphes de la pensée dispersée

Tiphaine Lacroix,
ESADHaR Rouen, 2018

Dysposer est pour moi une manière de réouvrir ma pratique du design graphique. C'est un acte qui me permet de repenser sans cesse des formes, qu'elles soient visuelles, textuelles ou hétérogènes, mais c'est surtout un acte qui me permet de revoir, dans le sens de voir autrement (une méthodologie citationnelle). Ce processus non-figé me sert à poser ma pensée, et de faire évoluer - en même temps que mes lectures ou mes images s'accumulent - cette dernière ainsi que les formes qui en découlent. S'il y a beaucoup de questions dans ce mémoire qui ne trouvent pas complètement, ou pas du tout, de réponses, c'est que le questionnement est tout aussi - voire plus - nécessaire et primordial que le fait d'élaborer des explications, ou plutôt que se sont des choses, des problématiques en devenir qui prendront corps un jour ou l'autre, au fil du procédé.

L'aventure du jeu

Julian Lagoutte,
ESAD Valence, 2019

Le jeu n'est pas seulement une activité marginale à laquelle chacun s'adonne pour son plaisir. Ce mot de trois lettres, qui nous semble évident, et avec lequel nous sommes si familier, cache en réalité une complexité de notions qui s'entremêlent. C'est cette complexité que j'ai tenté de disséquer dans ce mémoire, tout en questionnant l'analogie trop répandue entre jeu et divertissement, pour me poser la question suivante : et si le design graphique pouvait être joué ? Je tente alors, à la manière d'un « explorateur du jeu », de déceler la jouabilité du design graphique. Comment un designer peut-il jouer sa pratique et en quoi ceci peut-il faire office de méthodologie de travail ?

Nos Revues

Louise Turner,
isdaT Toulouse, 2019

L'imitation de vitesse

Benoît Guimier,
isdaT Toulouse, 2020

Le paysage urbain n'est pas seulement un espace construit par les hommes, c'est aussi une succession de traces qui se superposent sur le sol, les murs et les supports d'affichages. Ces traces sont des indices graphiques de notre présence et de nos activités. Signalétique, publicité, graffitis etc... participent alors à la construction du palimpseste urbain. L'organisation spatiale de ces signes dans l'espace public se concentre sur et à proximité des voies de communication, routes, voies ferrées ou piétonnes et de tout tracés suffisamment fréquentés. Ces espaces et leurs usages sont propices à leurs présences et à leurs gigantismes. Certains de ces signes monumentaux ont pour vocation de guider l'usager en transit. Ils nomment les espaces, indiquent des directions, interdisent ou restreignent certains usages. Les marquages au sol du code de la route sont probablement les exemples les plus parlants dans cette catégorie. D'autres sont placés à proximité immédiate des voies de circulation afin de bénéficier de l'affluence d'usagers. Ils ont donc une forte visibilité. On retrouve sans surprise la publicité sous toutes ses formes, des graffitis et les enseignes commerciales qui jouent un double jeu signalétique et publicitaire. Les graffitis présents sur les murs des périphériques ou le long des tracés ferroviaires illustrent bien ce phénomène d'appropriation d'un espace à fort trafic et donc forte visibilité. Le gigantisme de ces signes est la conséquence directe de leur espace de diffusion qui est celui de la vitesse.

Cinéroman, roman-photo : objets graphiques & mémoriels

Jessica Moly,
ESAD Pyrénées / Pau, 2021

Le cinéma a influencé notre rapport à l’image et notamment la manière dont on a pensé la photographie. L’évolution parallèle de ces deux médiums a fait émerger de nouvelles formes de lecture d’images comme le cinéroman ou bien encore le roman-photo. Ces deux genres ont en commun les références cinématographiques dont ils sont en quelque sorte des produits dérivés. Les différences toutefois ne sont pas négligeables. […] Considérés comme des objets de sous-culture de consommation, quelque peu honteux, le cinéroman et le roman-photo n’étaient pas destinés à être valorisés. Si le genre est considéré comme mineur, il offre cependant une diversité insoupçonnée.

Entre réalité et esthétique : quand les sciences représentent l’invisible

Gaëtan Thirion,
ENSBA Lyon, 2021

On a pu décrire le XVIe et le XVIIe siècles comme le moment d’une éclosion de la philosophie naturelle et de l’observation des phénomènes de la nature. Mais, de façon inattendue, rendre compte de ces phénomènes à un lectorat habité par la libido sciendi a ouvert à une forme d’inventivité visuelle qui pourrait aujourd’hui faire du scientifique un artiste. La réciproque a aussi existé. De nos jours encore, la question de la représentation est centrale à tout exposé scientifique, surtout s’il vise la vulgarisation. Sur cette ligne de temps assez large, quelles formes ont pu être convoquées pour dire l’invisible de l’infiniment grand ou de l’infiniment petit ? La fabrication et la circulation de ces représentations inventives ou inventées questionne un discours de la représentation fait de rêveries lucides avec lesquelles le scientifique dépeint, et le peintre « scientifise ».

Post Pop

Marjorie Bozonnet,
ESAD Pyrénées / Pau, 2020

Post Pop tente de sonder, décomposer, séquencer, l'évolution de la pensée post moderne, par la popularisation de la musique électronique, à travers le groupe Allemand Kraftwerk. La time line de ce document sample de manière non exhaustive les événements historiques & politiques du XXème siècle, mixant influences esthétiques et philosophiques aux rythmes des inventions technologiques, pour produire la bassline de la musique électronique.

Des cartes pour changer le monde

Lou Lefrançois,
isdaT Toulouse, 2021

Les cartes sont nées dans un lien fort avec le territoire. Elles ont aidé à le parcourir, le découvrir, le conquérir, et l’aménager. Depuis un siècle les cartes se sont démocratisées, popularisées et nous en utilisons tous, chaque jour. Leur utilisation est désormais commune et quotidienne mais elles demeurent des outils de projet et de pouvoir que l’on peut s’approprier pour changer le monde...

Construire avec le graphisme. La mise en fête d’un espace, l’exemple des Jeux olympiques de Los Angeles 1984

Pauline Duret,
isdaT Toulouse, 2021

Quel est le rôle du graphisme dans la constitution d’un événement ? Peut-on transformer un espace commun en un lieu de fête simplement avec les moyens du graphisme ? Avec le projet des Jeux olympiques de Los Angeles 1984 comme ligne directrice, diverses références viennent alimenter ce mémoire pour tenter de comprendre comment le graphisme peut construire.
À travers ces réflexions, se pose la question du rôle du design graphique dans l’espace. En choisissant d’adopter un point de vue positif sur cette question, nous plongeons dans l’univers
de la fête, des pratiques traditionnelles aux événements contemporains pour proposer nos réponses. Plus que des outils, les constructions graphiques observées dans ce mémoire révèlent le rôle essentiel du graphisme comme accélérateur social.

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