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L'imitation de vitesse

Benoît Guimier,

isdaT Toulouse, 2020

Le paysage urbain n'est pas seulement un espace construit par les hommes, c'est aussi une succession de traces qui se superposent sur le sol, les murs et les supports d'affichages. Ces traces sont des indices graphiques de notre présence et de nos activités. Signalétique, publicité, graffitis etc... participent alors à la construction du palimpseste urbain. L'organisation spatiale de ces signes dans l'espace public se concentre sur et à proximité des voies de communication, routes, voies ferrées ou piétonnes et de tout tracés suffisamment fréquentés. Ces espaces et leurs usages sont propices à leurs présences et à leurs gigantismes. Certains de ces signes monumentaux ont pour vocation de guider l'usager en transit. Ils nomment les espaces, indiquent des directions, interdisent ou restreignent certains usages. Les marquages au sol du code de la route sont probablement les exemples les plus parlants dans cette catégorie. D'autres sont placés à proximité immédiate des voies de circulation afin de bénéficier de l'affluence d'usagers. Ils ont donc une forte visibilité. On retrouve sans surprise la publicité sous toutes ses formes, des graffitis et les enseignes commerciales qui jouent un double jeu signalétique et publicitaire. Les graffitis présents sur les murs des périphériques ou le long des tracés ferroviaires illustrent bien ce phénomène d'appropriation d'un espace à fort trafic et donc forte visibilité. Le gigantisme de ces signes est la conséquence directe de leur espace de diffusion qui est celui de la vitesse.

guimierbenoit@gmail.com

https://www.benoitguimier.fr/

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