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La maison pleine — le syndrome de Diogène
Meryl Holder,
ENSAD Paris, 2026
« Au fond, j'avais si peur d'être habitée par l'espace plutôt que l'inverse. Je ne pouvais pas éternellement fuir mes propres murs, ni les laisser m'absorber complètement — j'ai probablement calfeutré toute sortie en en sacrifiant chaque entrée pour étouffer ce mouvement perpétuel. » On peut penser l’expérience de l'espace entamé par le syndrome de diogène à travers les incarnations psychologiques et psychanalytiques du syndrome chez l'individu, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire de les étudier sous un prisme sociétal et reflétant les conséquences des régimes temporels, économiques et spatiaux dans lesquels ils s'inscrivent. Pour saisir l’ampleur de l’ambiguïté à laquelle fait face le syndrome, il faut l’étendre à la philosophie des structures d’existence, là où la question de la plasticité des frontières du « moi » se pose, et où le symptôme devient symbole.
meryl.holder@gmail.com