memo!

File name:

-

File size:

-

Title:

-

Author:

-

Subject:

-

Keywords:

-

Creation Date:

-

Modification Date:

-

Creator:

-

PDF Producer:

-

PDF Version:

-

Page Count:

-

Page Size:

-

Fast Web View:

-

Preparing document for printing…
0%

×

?

La littérature, c'est du sérieux

Mathéo Cassegrain,

isdaT Toulouse, 2026

En 1962, Michel Butor publie, chez Gallimard, Mobile. Sous-titré Étude pour une représentation des États-Unis, Mobile est un roman expérimental, ce n’est ni un récit linéaire, ni un roman traditionnel : c’est un montage littéraire, un assemblage d’événements qui cherche à dépeindre l’Amérique comme un immense paysage en mouvement. Le livre, au moment de sa sortie, fut particulièrement mal reçu par la critique littéraire. On lui reprocha précisément sa forme discontinue : le livre est en effet constitué d’une myriade d’éléments que l’on peut lire dans l’ordre que l’on souhaite, sans hiérarchie apparente. Barthes s’interroge alors sur ce qui a pu tant déranger la critique. « Ce que Mobile a blessé, c’est l’idée même du Livre. » Dans cet essai nous allons nous pencher sur des ouvrages de littérature qui, dans la mise en forme de leur texte, sortent des conventions. Mise en page non-conventionnelle est-elle nécessairement synonyme de texte lui-même non-conventionnel ? Quel rôle le graphiste joue-t-il dans la publication de romans ? Se contente-t-il de rendre possible les idées de l’auteur ou est-il plus que ça ? à quel point titille-t-il le seuil, et dans quel mesure est-il prisonnier du paratexte ? Y a-t-il des designers graphiques qui sont à la fois auteurs et responsables de la mise en page d’un roman ?

contact@matheocassegrain.com

@matheocassegrain

matheocassegrain.com

Ouvrir le pdf